Le métier rentre
Parti pour une saison complète dans les rangs de la Division 3, Jonathan Pailler abordait confiant ce rendez-vous de Faleyras. Avec une cinquième place obtenue à Essay, pour ce qui ne constituait que sa première course au volant de sa Peugeot 206, le pilote « Salaun Holidays » débutait son meeting girondin de la meilleure des façons.
Second temps des essais chronométrés à seulement 0,01 s du temps de référence établi par le leader du championnat, Christophe Saunois, Jonathan annonçait clairement la couleur à ses adversaires. Si le pilote de la Peugeot 206 aux couleurs d'Intermarché Carburants Pro échouait à la quatrième place lors du périlleux exercice de la SuperPôle, le niveau de performance affiché par Jonathan au milieu des poids-lourds de la catégorie avait de quoi rassurer.
« J'ai fait une très bonne entame de meeting. Je commence à avoir la voiture bien en main. Je me sens à l'aise à son volant et sans avoir besoin de toucher aux réglages. C'est une bonne chose de constater que la voiture se comporte aussi bien sur des circuits aussi différents que peuvent l'être Essay et Faleyras. »
Hélas, le départ et le contexte de la première manche qualificative allait rapidement placer Jonathan dans le vif du sujet.
« J'ai pris un bon départ en première manche mais Christophe Saunois est parti en travers devant moi, et nous avons perdu un peu de temps dans l'opération. Ensuite, on est resté derrière Henri Navail qui a crevé alors qu'il était en tête. Là aussi, on perd de précieuses secondes. On pouvait prétendre atteindre le Top 3 avec Christophe Saunois sans ces soucis. Au lieu de cela, on réalise le 8e temps seulement. » analyse le pilote « Salaun Holidays ».
Sans tour « Joker » à Faleyras, il devenait évident que les départs joueraient un rôle clé sur le tracé Girondin. Un exercice dans lequel Jonathan Pailler allait souffrir lors de la seconde manche du dimanche matin.
« En seconde manche, j'ai manqué mon départ, et sans tour joker, il n'y avait pas grand chose à faire sinon de tenter de suivre les pilotes qui étaient placés devant moi. » souligne l'intéressé avant d'être victime d'un bris de rotule lors de l'ultime session de qualification du week-end.
Un contexte qui renvoyait Jonathan sur la première ligne de la Finale B aux côtés des expérimentés Christophe Morichon et Jack Brinet. Enfermé dès le départ, le pilote « Salaun Holidays » voyait rapidement ses chances de qualifications pour la finale A se réduire. Sans possibilités de dépassements, le pilote de la Peugeot 206 devait se résoudre à couper la ligne d'arrivée en cinquième position.
Avant de prendre la direction de Châteauroux pour la prochaine épreuve de la saison, Jonathan occupe désormais la 7e place de la Coupe de France de Division 3, à cinq longueurs du duo Stéphane Dréan/Kevin Jacquinet.
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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Fauché en plein vol
Ce week-end se déroulait la troisième manche du championnat de France de Rallycross. Après Dreux et la manche française du championnat d'Europe de Rallycross, c'est en Gironde, sur le tracé de Faleyras, que les pilotes Pailler Compétition avaient mis le cap en fin de semaine dernière.
Quatrième du classement général SuperCars, Fabien Pailler retrouvait un tracé qu'il affectionne particulièrement. Mêlant à la fois parties rapides et techniques, la Peugeot 207 soutenue par Axel Fermetures et Intermarché Carburants Pro, adoptait rapidement les bons réflexes pour se mettre en évidence, signant la quatrième meilleure performance des essais chronométrés, permettant ainsi à Fabien d'accéder à la SuperPôle.
Dans un exercice qui, sur un tour lancé face au chronomètre, récompense les trois pilotes les plus rapides de chaque catégorie par l'attribution de points au classement général, avant le lancement de la première manche qualificative, Fabien Pailler enfonçait le clou en prenant la troisième place, récoltant ainsi une unité supplémentaire.
Avec une telle entrée en matière, inutile de préciser que c'est avec le moral au beau fixe que Fabien se présentait au départ de la première manche qualificative. Avec les Peugeot 207 et Citroën C4 de Samuel Peu et Christophe Wilt à ses côtés, le pilote « Axel Fermetures » prenait le meilleur envol et se présentait en bonne position à l'entrée de la première courbe :
« J'ai pu prendre un très bon départ, et je me suis retrouvé au coude à coude avec Samuel [Peu, ndlr] au premier virage. Je n'avais pas une confiance énorme avec la trajectoire extérieure de la première courbe, et j'ai préféré relâcher, de manière à le suivre tout en essayant de faire un bon chrono. Au final, on décroche le troisième temps et je ne peut-être que content de ma journée. Si c'était à refaire, je ferais exactement la même chose car j'avais beaucoup plus à perdre qu'à gagner en allant au contact. Si on s'était touché avec Samuel, on aurait perdu une ou deux secondes sur la manche, et on aurait directement dégringolé de trois ou quatre positions. Un week-end se joue sur des détails et il n'était pas envisageable de perdre du temps d'entrée de jeu. » soulignait Fabien avant de ré-attaquer la journée de dimanche sur un rythme similaire.
Sensiblement plus véloce que la concurrence sur les départs, la seconde manche qualificative se conclura par un parfait copié-collé de la veille. Cette fois, c'est Philippe Tollemer qui profitait de l'aubaine et de l'extrême vigilance de la Peugeot 207 aux couleurs d'Intermarché Carburants Pro pour prendre la tête. Installé dans les échappements de la Citroën C4, Fabien rééditait sa performance de la première manche en s'assurant à nouveau du troisième chrono.
De bon augure pour la suite, pensait-on, à ce moment-là. Virtuellement qualifié pour la première ligne de la finale A au moment de s'élancer pour l'ultime session de qualification du week-end, tout allait subitement s'emballer, alors que le pilote « Axel Fermetures » occupait la seconde place de sa série derrière Gaétan Sérazin [futur vainqueur du meeting, ndlr].
« Je partais avec Philippe Tollemer et Gaétan Sérazin en troisième manche. J'ai pris un bon départ mais pas aussi bon que celui de Gaetan. Mais d'un autre côté, je savais aussi que rester derrière Gaétan, qui est très rapide, m'aurait quand même permis de faire un bon chrono et de sécuriser une place sur la première ligne de la finale A. » analyse Fabien tout en poursuivant :
« Ça roulait bien jusqu'au troisième tour, où j'ai entendu un gros bruit dans le moteur dans la descente du circuit. Je me suis arrêté. Une bielle était passée à travers le moteur. On a changé le moteur entre la troisième manche et la finale. Mon équipe a abattu un travail de fou en changeant le moteur en 1 h 40. Au moment de la remettre en route, ce fut impossible. On a changé tous les capteurs possibles et imaginables ainsi que le calculateur. Finalement, au moment de remplacer le dernier capteur, on a vu que c'était lui qui était à l'origine de notre problème. La voiture a réussi à redémarrer alors que les voitures des pilotes qualifiés pour la finale A, commençaient à prendre place sur la grille de départ. On est parti en catastrophe sans avoir même eu le temps de purger le liquide de refroidissement dans le moteur. Mais dès que j'ai enclenché la procédure pour faire chauffer les pneumatiques sur la pré-grille, on s'est aperçu que nous n'avions plus de pression de turbo. On ne sait pas exactement d'où vient ce dysfonctionnement, mais il s'agit probablement d'un capteur mal branché. Sans aucune puissance, j'ai dû me contenter de faire la finale avec un moteur atmosphérique d'une centaine de chevaux au lieu des 550 habituels. » explique Fabien, qui voyait ses chances de podium, et de victoire, s'annihiler totalement en concluant son meeting à une huitième place [septième place en comptant le point bonus de la SuperPôle, ndw] bien éloignée de son potentiel.
« On ressent une certaine frustration à tous les niveaux parce que l'équipe a fait un énorme boulot ce week-end. On était dans le coup tout au long de l'épreuve et il y a avait quelque chose à faire ici. Surtout en troisième manche où j'étais dans le rythme de Gaétan et qu'on pouvait viser la seconde place. On aurait réussi à partir depuis la position d'où Gaétan s'est élancé en finale A, donc il est clair qu'un sentiment de frustration prédomine un petit peu ce soir. On voulait gagner cette course, donc oui, on est déçu. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à faire en sorte que ce soit cette course qui soit décomptée de notre total en fin de saison et pas une autre. Mais avec l'équipe qui est à mes côtés, je reste confiant pour la suite et on ne baissera certainement pas les bras. » conclut Fabien, qui récupère la cinquième place provisoire du championnat de France de Rallycross « SuperCars » et qui devrait recevoir une nouvelle évolution moteur et 40 chevaux supplémentaires lors de la prochaine manche de Châteauroux qui se tiendra au mois de juin.
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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Pour quelques détails…
Le week-end passé, Jean-Luc et Fabien Pailler étaient réunis sur le circuit de l'Ouest Parisien de Dreux pour les manches communes des championnats français et européens. Un sacré challenge que seront néanmoins parvenus à relever les pilotes de la structure « Pailler Compétition » en dépit de quelques aléas.
Après Lydden Hill en Angleterre, et Essay quinze jours auparavant, c'est à nouveau la pluie qui attendait les pilotes inscrits au départ de cette seconde manche franco-européenne de Rallycross. Dans un contexte européen très libéral concernant le choix des pneumatiques, il fallait avoir le nez creux pour choisir les gommes les plus efficaces, sur un tracé noyé par les averses à répétition du samedi.
Nouveau décor pour Jean-Luc Pailler
Pour Jean-Luc Pailler, cette manche de Dreux était avant-tout l'occasion de confirmer sa bonne entrée en matière de Lydden Hill, conclue par une qualification pour la Finale A. Mais cette fois, le pilote le plus titré de l'histoire du Rallycross français décidait de délaisser la Peugeot 207 utilisée en Angleterre pour prendre le volant de la troisième Peugeot 207 vue aux mains de François Duval la saison passée.
Un changement de dernière minute qui ne bouleversera pas les performances affichées par le pilote « Salaun Holidays », qui profitait des premiers essais libres pour prendre la mesure de sa monture. Après quelques dérives parfaitement maîtrisées, Jean-Luc s'emparait du 10e temps des essais chronométrés, juste derrière le nouveau leader de ce championnat d'Europe, et vainqueur de l'édition 2011 des ESPN Summer X-Games, le britannique Liam Doran.
Passé un temps d'adaptation nécessaire sur un tracé que le pilote de la Peugeot 207 « Intermarché Carburants Pro » découvrait pour la première fois dans sa nouvelle configuration européenne, ce dernier prenait néanmoins rapidement confiance. Et d'ailleurs, la bonne prestation de la seconde Peugeot 207 « Axel Fermetures » emmenée par Fabien Pailler avec un 3e temps lors de la dernière séance d'essai libre, ne pouvait que renforcer la sérénité des membres de la structure « Pailler Compétition ».
Aux portes du Top 5
Septième temps des essais chronométrés, Fabien se permettait même de placer le norvégien Mats Lysen, tout comme le leader du championnat de France, Jérôme Grosset-Janin, dans ses échappements. Une position qui renvoyait les deux pilotes « Pailler Compétition » au départ de la même série lors de la première manche qualificative.
Si Jean-Luc Pailler s'assurait d'un excellent départ depuis la trajectoire extérieure, Fabien Pailler manquait son envol. Septième temps de la première journée malgré sa mésaventure du départ, Fabien entamait parfaitement son meeting, tandis que Jean-Luc suivait patiemment depuis sa neuvième place.
« On a tout de suite vu qu'on était dans le coup avec le septième temps des essais chronométrés. Avant la première manche, on a peut-être été un peu trop joueur avec le régime moteur. On avait jamais calé au départ dans cette configuration moteur, mais là, je crois que l'on a trouvé les limites ! Malgré ce départ manqué et une crevaison en fin de manche, on réalise tout de même le septième temps. » souligne Fabien, qui arbore cette saison les couleurs d'Intermarché Carburants Pro et d'Axel Fermetures.
Au matin de la seconde journée, c'est une piste portant encore les stigmates des averses de la veille que les pilotes retrouvent. Si le vent semble cette fois avoir remplacé les gouttes, les nuages menaçants livrent, par intermittence, quelques restes de la veille. Difficile d'y voir clair quant à l'évolution des conditions de piste, et des choix de pneumatiques qui en découlent, dans un contexte aussi difficile.
Bis repetita
Comme en première manche qualificative la veille, Fabien et Jean-Luc se retrouvaient à nouveau au départ de la même série dimanche matin. Auteur d'un départ parfait depuis l'extérieur, Jean-Luc Pailler s'emparait des commandes de la course. Mais alors que le pilote « Salaun Holidays » imprimait un rythme soutenu, une crevaison à l'amorce du troisième tour mettait un terme aux espoirs de Jean-Luc.
« Cette crevaison en seconde manche qualificative me coûte certainement une Finale A. Il y avait des arêtes vives à l'intérieur des vibreurs qui contribuaient à désolidariser le pneumatique de la jante, et la même mésaventure m'est arrivée lors de la Finale C alors que j'avais effectué un super départ. » souligne Jean-Luc.
Pour Fabien, le pilote « Intermarché – Axel Fermetures » héritait quant à lui de la 16e performance de la matinée.
« Tout s'est gâté lors de la seconde manche. Au fur et à mesure des passages, la piste régressait en terme de rapidité. Le fait de partir dans la dernière série de la matinée ne nous a pas permis de faire mieux qu'un modeste 16e temps. » analyse Fabien, qui allait parfaitement se reprendre au départ de la troisième manche qualificative comme nous l'explique l'intéressé : « La troisième manche s'est mieux passée. J'ai eu un départ compliqué, mais je parviens à doubler Guttorm Lindefjell et Andy Scott dans le tour joker. Grâce à un bon choix de pneumatiques effectué dans les dernières minutes avant le départ, on hérite d'un 5e temps qui nous place en pôle position de la Finale B. » nous explique le pilote « Pailler Compétition ».
Ça se complique !
Hélas, pour Jean-Luc, les choses se compliquent. Suite à une durite d'eau débranchée après un contact venu de l'arrière lors du départ, le pilote « Salaun Holidays » doit se contenter d'un 19e temps bien éloigné de ses prétentions. Au final, c'est depuis la Finale C que ce dernier devait s'élancer, avant qu'une nouvelle crevaison ne mette un terme définitif au meeting de Jean-Luc. Dommage pour le multiple champion de France qui pouvait encore espérer obtenir un ticket qualificatif pour la finale B.
« La voiture marche fort. On est arrivé à trouver un très bon compromis. Je n'avais pas beaucoup roulé depuis que nous avons apporté quelques modifications sur les ponts et la barre stabilisatrice. Je me suis un petit peu cherché le samedi lors des essais. Je me suis rapidement senti en confiance ce qui m'a permis de me lâcher par la suite. Malheureusement, les crevaisons à répétition gâchent un petit peu la conclusion de mon week-end » insiste Jean-Luc.
Un départ mouvementé
Jean-Luc Pailler recalé en finale C après une crevaison, ne restait plus que Fabien pour tenter de décrocher une qualification pour la finale A. Installé sur la pole position de la Finale B, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » devait composer avec un peloton pour le moins impatient d'en découdre. Parmi celui-ci, on retrouvait surtout le pilote US Tanner Foust et Timur Timerzyanov, respectivement deuxième et troisième du championnat d'Europe de Rallycross 2011.
« Le départ de la Finale B ne s'est pas très bien déroulé. Après coup, on s'est rendu compte que nous avions une fuite au niveau de l'échangeur qui nous faisait perdre de la puissance. Ce n'est donc pas un hasard si je me suis complètement fais déposé à l’extinction des feux. Ensuite, il y a eu tellement de contacts au premier virage, qu'une biellette de direction a été endommagé dans l'opération. Dans ces conditions, il était difficile de conserver sa position et je ne suis pas malheureux de terminer à la 5e place de la finale B. Au final, je prends les points de la 4e place au classement du championnat de France de Rallycross. C'est un petit peu décevant, car nous avions les moyens de faire mieux avec le niveau de performance que nous avions tout au long du week-end. D'un autre côté, on sait bien que sur un circuit aussi typé que celui de Dreux et avec plus de trente voitures au départ, on reste dépendants des faits de course. » conclut Fabien Pailler, qui devra désormais patienter jusqu'aux 12 et 13 mai prochains avant de reprendre le volant pour la troisième manche du championnat de France de Rallycross, disputée au beau milieu du vignoble bordelais, sur le circuit de Faleyras.
Un invité de marque
Déjà apparu à de nombreuses reprises sous les couleurs de la structure « Pailler Compétition », Nabil Karam est revenu se faire plaisir au volant de la Peugeot 207 étrennée par Jean-Luc Pailler en Angleterre. Une occasion que n'a pas manqué le pilote libanais au palmarès sportif largement garni, pour obtenir une encourageante 22e place au milieu des meilleurs spécialistes continentaux de la discipline. Nul doute que nous ne tarderons pas à revoir Nabil sur les circuits cette saison.
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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Une sacrée remontée !
Une bonne entrée en matière
Tout juste de retour de la manche européenne de Lydden-Hill, la structure « Pailler Compétition » mettait le week-end dernier, le cap sur Essay pour le coup d'envoi du championnat de France de Rallycross. Un timing serré qui n'a pas empêché Fabien et Jonathan Pailler de s'illustrer, puisque les deux pilotes « Intermarché – Axel Fermetures » se sont immiscés parmi le Top 5 de leurs catégories respectives, le tout, sous une météo perturbée.
Six mois après s'être imposé sur le tracé de Dreux pour la dernière épreuve du calendrier 2011, Fabien Pailler retrouvait toutes ses sensations dès l'ouverture du meeting. Sur une Peugeot 207 qui devrait bénéficier de nouvelles évolutions moteur d'ici la manche de Dreux, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » se montre dans le rythme dès les essais chronométrés, en prenant la seconde place, à seulement 0,2 s du temps de référence.
Si cette performance reste à souligner, elle ouvre surtout les portes à Fabien de la Super-Pôle. Grande nouveauté de cette saison 2012, la Super-Pôle autorise désormais les cinq pilotes les plus performants des essais chronométrés à s'affronter, sur un seul tour face au chronomètre. Avec respectivement, trois, deux puis un point à attribuer aux trois meilleurs temps, Fabien n'a pas droit à l'erreur. Un piège dans lequel ne tombera pas ce dernier, claquant de nouveau un temps parmi les trois premiers de la catégorie Supercars.
Dans le rythme
De son côté, Jonathan Pailler ne perdait pas de temps non plus. Engagé sur la totalité de la Coupe de France de Division 3 au volant d'une Peugeot 206 T3F alimentée par un moteur Nissan V6 de 400 chevaux, le pilote « Salaun Holidays » envoie un signal fort à la concurrence en enlevant directement son billet pour la Super-Pôle. Troisième temps des essais chronométrés, Jonathan héritait finalement de la quatrième performance.
Soit une entrée en matière idéale pour les deux pilotes « Pailler Compétition » qui ont réussi à se jouer, jusque-là, d'une piste torturée par les averses qui s'abattent par intermittence lors de la première journée. Si Jonathan Pailler parvient à éviter les gouttes au départ de la première manche qualificative en obtenant une place dans le Top 10, pour Fabien, les choses se compliquent lorsqu'une averse orageuse s'abat quelques minutes avant de prendre place sur la grille de départ.
« Je n'ai jamais eu de réussite sur ce circuit. On fait une erreur en première manche en mettant des pneumatiques que nous avions déjà utilisés pour les essais chronométrés au lieu de remettre des gommes plus efficaces pour ce genre de conditions. Nous avons fait le choix de partir avec des pneumatiques rodés pour les essais chronométrés et la Super-Pôle de manière à obtenir une surface de contact plus grande entre nos pneus et les parties asphaltes. L'orage qui a précédé la première manche a rendu la voiture inconduisible avec ces pneus. J'étais à la limite partout. Ensuite, j'ai eu un gros sous-virage alors que j'étais sur le 4e rapport. A ce moment, je n'avais plus que deux options : soit j'essayais de la rattraper avec le risque de percuter le rail, soit je la laissais partir en tête à queue. Il fallait prendre une décision rapidement. » précise Fabien qui perdait un temps précieux dans la manoeuvre.
Relever la tête
Heureusement, si les températures sont toujours aussi fraîches, c'est sous un ciel dégagé que débute la seconde journée de compétition. Rassuré par le potentiel de sa Peugeot 206, Jonathan Pailler prend peu à peu confiance au volant d'une voiture avec laquelle il effectue seulement ses premiers tours de roue. Ses temps s'améliorent au fur et à mesure du meeting, au point que celui-ci obtient sa qualification sur la pôle position de la Finale B, après deux dernières manches qualificatives conclues aux rangs 6 et 5.
« Je n'avais jamais fait de départ avec cette voiture, donc il m'a fallu un léger temps d'adaptation. J'avais quand même un peu d'appréhension au départ de la Finale B. Je me retrouvé avec Jack Brinet qui est quand même champion de France d'Autocross en plus de Moreton qui a également fait ses preuves par le passé. À Essay, réussir son départ est une donnée capitale pour réussir. Je n'ai pas pris le meilleur envol, mais avec le moteur dont je dispose, je suis parvenu à rattraper mon retard dans la ligne droite. Ensuite, il me suffisait de dérouler » explique Jonathan qui empochait aussitôt son ticket pour la Finale A de la Division 3.
À sens unique !
Pour Fabien, le parcours est à peu près similaire. Coincé lors de la seconde manche du Supercars derrière Jean-Claude Lemoine, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » revient in-extremis dans la course aux finales en enlevant la 4e meilleure performance de la manche 3. Un résultat qui lui vaut de s'élancer depuis la trajectoire extérieure de la première ligne de la Finale B. Auteur du meilleur envol, Fabien et sa Peugeot 207 « Salaün Holidays » ne tardaient pas à pointer en tête à l'abord de la première courbe. Une position que ce dernier ne lâchera plus et qui permettait à ce dernier d'accéder du même coup à la Finale A.
« Les pneumatiques étaient à température et le goudron plus abrasif sur la troisième ligne. J'ai très bien démarré au point de pouvoir me faufiler entre les pilotes qui occupaient la deuxième ligne de la grille. Gaétan [Sérazin, ndlr] m'a un peu touché par la suite. Ce n'est pas passé loin du rail, mais sans cela, je pense qu'il y avait moyen de ressortir en troisième position. »
Quatrième à l'arrivée, Fabien aura parfaitement réussi à inverser la tendance au cours de cette ultime confrontation du meeting, gagnant quatre positions au prix d'un départ parfaitement exécuté. Un chemin qu'avait également choisi d'emprunter Jonathan quelques minutes auparavant lors de la Finale A de Division 3. Parti lui aussi depuis la dernière ligne de la grille, l'intéressé terminait à la cinquième place du meeting après avoir buté, sept tours durant, sur la Nissan Micra de Laurent Jacquinet. Une bonne première sortie que Jonathan n'hésitait pas à attribuer aux qualités de sa Peugeot 206 « Intermarché – Axel Fermetures ».
« Cette voiture possède un énorme potentiel. Je ne reviens toujours pas de son efficacité. Elle se comporte aussi bien sur le mouillé que sur le sec, au point que il n'y a même pas eu besoin de toucher aux réglages quand la piste s'est asséchée. » conclut le pilote « Pailler Compétition »
Avec 12 points au compteur, Jonathan Pailler occupe désormais le cinquième rang de la Division 3, soit deux unités de plus que le champion sortant, Marc Morize. Quant à Fabien Pailler, son fabuleux retour dans le Top 5 lors de la Finale lui assure désormais la 4e place du championnat, à six points seulement du leader.
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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Jean-Luc Pailler attaque fort !
Le week-dernier, le tracé de Lydden Hill accueillait le coup d'envoi du Championnat d'Europe de Rallycross. Une occasion que n'a pas manqué Jean-Luc Pailler pour se mettre en évidence, en signant sa première qualification pour une Finale A cette saison.
Comme un poisson dans l'eau…
Noyée sous les nuages et les averses, la petite campagne britannique de Wooton réservait à ses pilotes une scène de jeu aux allures d'apocalypse. Drôle de tableau pour un championnat d'Europe qui fête ses 40 ans cette année. Pourtant, le contexte difficile de cette première manche de la saison n'allait pas perturber outre-mesure le pilote « Salaun Holidays » qui prenait progressivement ses quartiers dans le haut de la hiérarchie, sitôt les premières séances d'essais libres entamées.
Deuxième meilleur temps absolu derrière le multiple vainqueur des ESPN X-Games, alias Tanner Foust, Jean-Luc Pailler pouvait dès lors attaquer sereinement des essais chronométrés qu'il concluait devant les principaux favoris en récoltant le troisième temps.
Décalage horaire
Hélas, l'élan de la Peugeot 207 « Intermarché Carburants Pro - Axel Fermetures » allait rapidement être coupé, lorsque des incidents techniques forçaient les organisateurs à repousser au lundi matin, le lancement de la première des trois manches qualificatives.
Loin de s'arranger, la pluie qui continuait de tomber avec intensité au matin de la seconde journée de compétition promettait les pilotes à un véritable enfer. Satisfait de ses performances alignées la veille, tout autant que du travail entrepris sur les réglages de différentiels, le pilote « Salaun Holidays » était conscient qu'il disposait d'une monture à même d'aller décrocher une qualification directe pour la Finale A.
A quitte ou double !
Entre une météo « so british », et un timing serré dû aux impératifs des télévisions qui retransmettaient l'épreuve en direct, la moindre erreur d'appréciation devenait interdite. Un contexte auquel Jean-Luc Pailler s'adaptera rapidement, bien trop conscient des intérêts en jeu. Neuvième temps de la première manche, le pilote aux 11 titres de champion de France ne se doutait pas que la seconde confrontation du jour allaient le mettre en grand danger.
Trop prudent au départ, le pilote de la Peugeot 207 « Axel Fermetures - Intermarché Carburants Pro » se retrouvait pris dans la nasse. Une situation d'autant moins évidente à gérer qu'un mauvais choix de pneumatiques se soldait par quelques séances d'aqua-planning dont Jean-Luc Pailler se serait bien évidemment passé. La sentence du chronomètre ne se fera d'ailleurs pas attendre, puisque le pilote en titre de la structure « Pailler Compétition » ne récoltait qu'un modeste 19e temps.
Un homme avertit…
Mais en pilote expérimenté, le champion d'Europe 1993 allait finalement réussir à inverser la tendance lors de l'ultime série qualificative. À l'exctinction des feux, la Peugeot 207 s'extirpait du paquet avec facilité et prenait la tête d'une course qu'il ne lâchera plus. Quatrième temps à l'arrivée, et Jean-Luc Pailler devinait son destin intimement lié à une Finale B dont il occupait la pôle-position.
… en vaut deux !
À nouveau auteur d'un envol parfait, Jean-Luc Pailler prenait la tête des opérations de la fameuse « B », pour empocher un des deux tickets mis en jeu pour la grande finale du jour, dans laquelle il retrouvait les sept meilleurs performers du week-end.
Installé sur la troisième ligne de la grille, Jean-Luc se devait de choisir la bonne stratégie. Avec le norvégien Guttorm Lindefjell et le britannique Liam Doran à ses côtés, c'est l'option du « Joker Lap » que choisissait de prendre le pilote « Salaun Holidays ».
Si le leader Tanner Foust profitait d'une visibilité intacte pour enchaîner, avec insolence, les tours en dessous de la barre des 49 secondes, il est clair que l'ambiance n'était pas la même derrière. Les projections de boue plongeaient en effet les pilotes pris dans le trafic, dans le chaos le plus absolu, et « assurer » sa position s'imposait alors comme la plus sage des décisions. Septième à l'arrivée, Jean-Luc Pailler pouvait néanmoins se féliciter de l'excellente forme affichée par la Peugeot 207 pour cette première des dix manches qui composent le championnat d'Europe de Rallycross. Par contraste avec les nuages de Lydden Hill, l'avenir de Jean-Luc sur le continent européen est bien parti pour s'annoncer radieux !
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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Pailler Compétition sur tous les fronts
Une nouvelle fois, la saison 2012 de Rallycross s'annonce riche pour la structure Pailler Compétition. Si Jean-Luc Pailler repartira à l'assaut du très relevé championnat d'Europe dès le week-end prochain, sur le circuit britannique de Lydden Hill, Fabien et Jonathan Pailler se concentreront, quant à eux, sur les onze épreuves qui composent le Championnat de France de Rallycross.
Un Européen convaincu
Auteur de deux bonnes sorties la saison passée sur le circuit suédois d'Holjes où il occupait le Top 3 de la catégorie « SuperCars » au soir de la première journée compétition, Jean-Luc Pailler s'était mis en évidence par la suite aux Pays-Bas. Spécialiste de l'Eurocircuit de Valkenswaard, le pilote « Salaun Holidays » avait réussi à mener sa Peugeot 207 « Axel Fermertures - Intermarché » sur la seconde ligne de la Finale A. Des performances qui avaient totalement relancé le pilote le plus titré de l'histoire du Rallycross Français. Avec 10 manches au programme de son périple européen en 2012, Jean-Luc pourra compter sur son expérience et sa science du Championnat continental pour venir jouer les empêcheurs de tourner en rond.
« Pour parler d'objectifs, il faudra attendre la première course de la saison. Pour le moment, c'est un peu tôt, car nous ne disposons pas de suffisamment de données pour nous évaluer par rapport à la concurrence » explique Jean-Luc.
Poursuivre sur sa lancée
Si l'ouverture de la saison 2011 ne s'était pas traduite par les résultats escomptés, en revanche la seconde partie d'exercice de Fabien Pailler fut proche de l'excellence. Avec deux victoires décrochées lors des quatre dernières courses du championnat, dont une obtenue sur le légendaire circuit de Lohéac et ses 40 000 spectateurs, le pilote « Intermarché » détient tout simplement le second meilleur bilan de la catégorie « SuperCars ». En effet, depuis Lohéac, la Peugeot 207 « Axel Fermetures » a inscrit 62 points sur 80 possibles, soit huit de mieux que le champion de France 2011 sur la même période. Avec un accent mis sur le développement moteur, dont les premiers effets devraient se faire ressentir à l'occasion de la manche française du Championnat d'Europe à Dreux, Fabien Pailler aura tout simplement le titre de 2012 dans son viseur.
« On repart avec l'envie de gagner. On a remporté la dernière course de la saison, donc on sait que l'on dispose d'une bonne base de travail. On va jouer aux avants-postes, mais je pense que tous les pilotes du "SuperCars" sont dans le même état d'esprit que moi à ce moment là de l'année. Nos problèmes de fiabilité sont désormais derrière nous. On a beaucoup travaillé sur nos moteurs pendant l'hiver et ceux-ci disposeront de nouvelles évolutions. En revanche, nos nouveaux moteurs n'apparaîtront pas avant Dreux Europe. Nous commencerons donc la saison avec des moteurs déjà éprouvés. Je suis confiant quant à nos chances de réussite même si six ou sept pilotes minimum ont le potentiel pour aller chercher sinon le titre, au moins des victoires. »
Un Pailler peut en cacher un autre
Jusqu'ici, Jonathan Pailler s'était surtout contenté, avec un succès certain, de quelques piges ici ou là. Cette époque est désormais révolue puisque le frère cadet de Fabien s'attaquera cette année à un Championnat complet dans les rangs de la Division 3. Pour ce faire, le pilote « Salaun Holidays » pourra compter sur une Peugeot 206 T3F aux couleurs d'Intermarché et d'Axel Fermetures.
Ses quatre apparitions la saison passée sur la BMW Z3 « Pailler Compétition » se sont soldées par une régularité métronomique avec autant de qualifications pour une Finale C, au sein de la plus relevée des catégories du Championnat de France. Nul doute que l'expérience accumulée ces dernières saisons devraient donner à Jonathan Pailler les moyens d'aller se battre pour une place au sein du Top 10 de la Division 3.
« Je reste relativement détendu. Nous disposons d'une voiture avec un châssis extrêmement efficace doté d'un moteur de référence puisque c'est un Nissan V6 3.5l préparé par Gaétan Sérazin. Si quelque chose ne fonctionne pas, il faudra plus chercher du côté du pilote qu'ailleurs. C'est difficile de se fixer des objectifs précis étant donné que chaque week-end, une quinzaine de pilotes peuvent prétendre rejoindre le Top 5. Commencer par rentrer dans le Top 10 constituerait déjà une bonne entrée en matière. Ensuite, il est clair que tenter de rejoindre progressivement les Finales A fait partie de mes buts pour cette saison. » souligne Jonathan tout en poursuivant : « Sur le plan moteur, la différence est nette puisque l'on passe d'un six cylindres 3.2l à un V6 3.5l. J'aurai donc plus de couple et également plus de puissance puisque le moteur Nissan fait 50 chevaux de plus que le précédent. Sur le plan du châssis, il n'y a rien à redire, il est proche de la perfection. De plus, nous aurons 100 kilos de moins à embarquer par rapport à la saison passée. » conclut Jonathan.
Pour Jean-Luc Pailler, les choses sérieuses commenceront les 8 et 9 avril prochains en Angleterre, sur le tracé de Lydden Hill, pour le coup d'envoi du championnat d'Europe de Rallycross. Une course à suivre en direct, sur Motors TV, qui assurera la retransmission de l'épreuve. Pour Fabien et Jonathan Pailler, il faudra encore patienter jusqu'au 14 avril pour voir les deux pilotes « Pailler Compétition » entrer en piste à l'occasion de la première manche française disputée sur le circuit des Ducs d'Essay-Orne.
Auteur : Nicolas DUBERNARD
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