Rallycross RX Team

Progrès confirmés !

Pour sa troisième course au volant de la Peugeot 206 « Pailler Compétition », Jonathan Pailler s'est encore largement mis en évidence sur le circuit de Châteauroux. Si le pilote « Salaün Holidays - Intermarché » n'est pas parvenu à se qualifier pour une Finale A, qui lui tendait pourtant les bras, ce dernier s'est néanmoins payé le luxe de signer le meilleur temps des essais chronométrés devant les poids-lourds d'une Division 3 extrêmement relevée.

Auteur de prestations remarquées depuis le coup d'envoi du championnat, en avril dernier, Jonathan Pailler a poursuivi sur le même rythme à Châteauroux. Si le pilote de la Peugeot 206 « Salaun Holidays - Intermarché » obtenait le second temps de référence des essais chronométrés de Faleyras un mois plus tôt, Jonathan s'emparait cette fois des commandes de la Division 3 en alignant le tour le plus rapide de la catégorie.

Une nouvelle sortie qui assurait au pilote « Pailler Compétition » une troisième qualification pour la Super Pôle en autant d'épreuves disputées cette saison.

« Je manque la Super Pôle parce que je pense que j'ai trop voulu assurer. Lors des deux premières manches de la saison, je n'ai pas pu prendre de points car j'attaquais trop et qu'au final, ma stratégie n'était pas payante. Cette fois, j'ai essayé autre chose mais cela n'a pas fonctionné. Il va falloir trouver le juste milieu entre moi et la voiture sur la Super Pôle, mais je ne me fait pas de soucis, je ne peux que progresser dans cet exercice. » analyse Jonathan, qui échouait aux portes des points récompensant les trois pilotes les plus rapides.

Reprise en main

Peu importe pour Jonathan. S'il éprouve toujours quelques difficultés à prendre ses marques dans l'exercice particulier de la Super Pôle, la première manche qualificative allait rapidement remettre ce dernier en ordre de marche. Parti depuis un couloir extérieur peu favorable, celui-ci se présentait en seconde position derrière le leader du championnat, Christophe Saunois, à l'abord de la première courbe. Parfaitement dans le tempo du leader, le pilote « AXEL Fermetures » coupait la ligne d'arrivée en seconde position, avec à la clé le troisième meilleur temps absolu de la première manche.

« Mes bonnes performances sont clairement à mettre à l'actif de la voiture, car je ne peux pas dire que mon pilotage ait véritablement évolué depuis la saison dernière. La BMW Z3 que je pilotais l'an passé est une très bonne voiture, mais il s'agit plus d'une voiture pour prendre ses marques et apprendre la discipline. Pour la 206, on savait déjà qu'elle était performante même avec un moteur turbo, donc en passant au moteur Nissan, on s'est simplement dit que ça ne pouvait être que mieux. Je savais en début de saison que j'avais entre les mains une voiture pour gagner, donc ensuite, c'est à moi d'en tirer le meilleur parti. J'ai toujours dit que si avec cette voiture, cela ne marchait pas, le problème serait à chercher entre le siège et le volant. J'ai une petite pression vis à vis de ça, mais j'essaie de passer au dessus. » analyse Jonathan qui, avec ce troisième chrono, réalisait sa meilleure marque de la saison en manches qualificatives.

La pluie brouille les pistes

Le lendemain, la seconde journée de compétition présente un visage radicalement différent de celui de la veille. Si le warm-up demeure quelque peu épargné par les averses, en revanche, c'est sur une piste détrempée que le départ de la seconde manche qualificative sera donné. Si du côté du paddock, tous les réglages de la veille sont bien évidemment à revoir, le pilote Pailler Compétition lui n'arrivait pas à tirer parti du potentiel de la Peugeot 206 sur un tracé aux caractéristiques désormais transformées. Avec un 15e puis un 9e temps pour conclure ses séries qualificatives du week-end, Jonathan héritait de la 8e place, synonyme de première ligne de la finale B.

« La pluie m'a dérangé. Je n'ai pas beaucoup d'expérience avec cette voiture sur le mouillé. De plus, je n'ai pas un bon feeling avec les pneus terre. Mais au fur et à mesure, j'ai commencé à prendre mes marques. Souligne Jonathan avant de revenir sur le contexte de cette finale B :

« Je n'ai jamais bien démarré sur le mouillé mais j'arrive à ressortir troisième du premier virage. Le seul soucis reste d'avoir mis mes essuies glaces trop tard. Je me suis rapidement retrouvé sixième. Je suis arrivé à passer deux autres pilotes ce qui m'assurait à ce moment là de la course une qualification en finale A, mais quelques tours plus tard, mon accélérateur est resté bloqué. Bref, je n'ai pas eu de chance sur ce coup là. » conclut l'intéressé, qui était logiquement contraint à l'abandon.

Installé en 10e rang du classement général, Jonathan peut encore voir venir. Avec seulement neuf points de retard sur la cinquième place de Stéphane Dréan, le championnat 2012 est encore loin d'avoir livré son verdict.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



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