Rallycross RX Team

Aux portes d'un nouveau podium…

Quelques jours après avoir signé son meilleur résultat de la saison en décrochant un premier podium sur le circuit de Lavaré, Fabien Pailler n'est pas passé loin d'une nouvelle performance de choix, le week-end dernier, sur le tracé de Lessay, dans la Manche. Troisième de la finale A, le pilote Axel Fermetures – Intermarché Carburant Pro, devait finalement stopper son effort à quelques tours du terme du meeting, la faute à un capteur électronique défaillant…

Pour autant, le début de meeting ne permettait pas à Fabien de prendre ses marques. Après le cataclysme climatique de l'édition 2011 de la manche de Lessay, les averses de la nuit poussaient les organisateurs à réduire drastiquement le nombre de passages autorisés lors des essais libres du samedi matin, et ce, dans l'optique de préserver la piste pour la suite du week-end.

« Les essais libres ont été écourté car les organisateurs ne voulaient pas que la piste se dégrade trop vite après les averses de la nuit. Du coup, seuls deux passages par pilote étaient autorisés. Nous avons pris la décision de ne pas rouler avant 10 h 30, jugeant inutile de rouler sur le mouillé puisqu'on savait que ces conditions de piste ne seraient pas représentatives du reste du meeting. » souligne Fabien, qui ne semblait pas perturbé outre-mesure par ce léger contre-temps, en réalisant quelques dizaines de minutes plus tard le meilleur temps absolu des essais chronométrés.

Parti sur un bon rythme, Fabien ne parviendra hélas pas à rééditer cette performance au moment d'aborder l'exercice délicat de la SuperPôle.

« Je voulais aller chercher le meilleur temps et les trois points, mais je ne suis pas arrivé à passer un seul virage proprement. J'étais trop agressif. Ce circuit est particulier, parce que si on manque le point de freinage du milieu du circuit, on perd totalement le rythme pour les enchaînements suivants. » expliquait Fabien avant d'attaquer la première manche qualificative du week-end.

Auteur d'un bon départ, le pilote de la Peugeot 207 aux couleurs de Salaun Holidays faisait jeu égal avec le champion de France en titre, Samuel Peu, au moment d'aborder la première courbe du circuit.

« Je me suis retrouvé au niveau de Samuel Peu au premier virage. Je me suis logiquement laissé déporter sur la trajectoire extérieure. Ensuite, un concurrent qui s'était placé à l'intérieur a réussi a passer au virage suivant. Mais après avoir pris le joker, j'ai encore trop retardé mon freinage sur ce fameux virage, je suis parti à l'extérieur, dans la partie grasse de la piste, et a partir de la plus rien ne peut arreter la voiture. Ce qui au final ne me permet pas de faire mieux que le sixième temps. » précise l'intéressé, qui trouvait néanmoins le moyen de s'illustrer, en signant à nouveau le tour le plus rapide de la première confrontation du week-end.

Mais paradoxalement, Fabien devait attendre les deux manches au programme de la journée du dimanche pour améliorer sa position en vue de la finale A, au sein de laquelle Fabien s'élançait depuis le couloir intérieur de la seconde ligne.

« Je savais qu'en prenant un bon départ, il y avait quelque chose à faire. Le moteur s'est un peu assis ce qui m'a forcé à me remettre sur le premier rapport en urgence. J'ai fait l'extérieur au premier virage, je suis passé à quelques centimètres du rail, mais je suis finalement bien ressorti en m'accrochant à ma quatrième place, avant de gagner une position quelques mètres plus loin suite à l'abandon de Samuel (Peu). J'ai vu que Christophe Wilt, qui était derrière moi, prenait le tour joker, sans doute en pensant qu'il était plus rapide que moi. Du coup, pour tenter de contrer sa stratégie, j'ai pris l'option du joker au tour suivant en parvenant à ressortir devant lui. À ce moment là de la course, je savais qu'un podium était pratiquement assuré, mais un capteur défaillant à provoqué une alerte moteur. Je n'ai pas eu d'autres choix que de m'arrêter, sachant qu'il était plus que probable que poursuivre mon effort dans ces conditions aurait pu provoquer des dégâts sur le moteur. Finalement, il y a moins de mal que ce que je ne pensais sur le moment, puisque notre soucis venait de ce capteur et pas du moteur. C'est dommage parce que j'étais en route vers mon second podium consécutif après celui obtenu à Lavaré. » conclut Fabien, qui reste toujours en lutte pour la quatrième place du général avec le champion de France en titre, Samuel Peu, avant de prendre la direction de la septième manche de la saison, fin juillet, sur le circuit de Kerlabo.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



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