Rallycross RX Team

Faits de course !…

Pour Fabien Pailler, cette septième manche du championnat de France de Rallycross disputée sur le tracé de Kerlabo, le week-end dernier, s'est conclue par une place au pied du podium. Mais la pointe de vitesse affichée par le pilote « Axel Fermetures - Intermarché », tout autant que l'efficacité de sa Peugeot 207 sur un tracé armoricain ultra-technique laissent présager des lendemains qui « chantent » du côté de la structure Pailler Compétition

Fabien frôle le drame

Meilleur temps des essais libres le samedi matin, le meeting de Fabien aurait pu prendre une tournure dramatique lors des essais chronométrés. Il est aux alentours de 14 h 45, ce samedi après-midi, lorsque la Peugeot 207 aux couleurs de « Salaün Holidays » se présente sur la prégrille pour sa série de trois tours chronométrés destinés à figer les positions de départ de la première manche qualificative du week-end.

D'entrée dans le rythme, Fabien s'adjuge la troisième meilleure performance de la catégorie SuperCars. Mais à l'amorce de la dernière boucle, un épais nuage de poussière envahit la piste au passage de la bosse qui précède la sortie du tour joker. Visiblement au ralenti, le malheureux Yves Gallais choisissait de couper la trajectoire pour rejoindre l'échappatoire reliant le circuit au paddock. Une cruelle erreur qui aurait pu prendre une tournure dramatique pour le pilote de la Citroën Saxo, qui n'anticipait pas les arrivées conjuguées de Fabien et Christophe Wilt. Sur la partie la plus rapide du circuit, les deux hommes « tapent » la Citroën Saxo sur une portion où les vitesses atteintes flirtent avec les 180 km/h. Pour le pilote « Axel Fermetures - Intermarché », le constat est sans appel ! Si aucun dommages physiques ne sont à déplorer, en revanche, ce dernier voyait son meeting se stopper net.

Train arrière détruit, c'est depuis le bord de la piste que ce dernier devait se contenter de suivre le reste de la première journée. Les yeux rivés sur l'écran qui diffuse en boucle les images de l'accrochage sous le motor-home de la structure de Plouedern, Fabien réalise qu'au delà des dégâts matériels, il s'en ait fallu de peu pour éviter le drame. Pendant ce temps, on s'affairait bien évidemment en coulisses pour apporter les premiers soins à une Peugeot 207 « Salaün Holidays » mal en point.

« On a préféré se rendre dans nos ateliers pour récupérer un train arrière complet. Nous aurions pu faire les réparations sur place, mais il est clair qu'une bonne partie de la nuit nous aurait été nécessaire pour remettre la voiture en état » soulignait d'ailleurs Pascal Le Tannou à l'issue du meeting.

Retour en force

Privé de compétition depuis la veille, c'est le couteau entre les dents que Fabien s'attelait à reprendre le rythme qui avait été le sien quelques heures auparavant. Dès le traditionnel warm-up dominical, ce dernier signait d'entrée de jeu la meilleure performance du SuperCars, rappelant ainsi à ses adversaires que ses soucis du samedi n'avaient en rien altéré les performances et la détermination du pilote Pailler Compétition. Un niveau que Fabien allait d'ailleurs maintenir au départ d'une seconde manche qualificative perturbée par les averses qui se sont abattues quelques minutes plus tôt.

Si la piste en constante évolution ne lui assurait « que » le quatrième chrono de la matinée, l'ultime session du week-end allait lui permettre de rééditer un scénario identique, récoltant ainsi le meilleur temps absolu de la troisième manche du week-end. Dès le départ, Fabien bondissait depuis la trajectoire extérieure pour s'emparer du leadership, devant un Jérôme Grosset-Janin qui ne pouvait rien pour contrer la démonstration de force d'un pilote frustré par sa mise au repos forcé ! Un score, qui, au cumul des manches qualificatives, suffisait au pilote de la Peugeot 207 pour s'emparer d'une place sur le couloir le plus favorable de la seconde ligne de la finale A.

Motivé par la prestation de Jonathan, auteur de sa première victoire en Rallycross dans les rangs de la Division 3 quelques minutes auparavant, Fabien avait lui aussi à cœur de porter « haut » les couleurs de la structure « Pailler Compétition » au départ de la finale A du SuperCars. Bien placé à l'abord de la première courbe, l'agitation traditionnelle du peloton envoyait directement le pilote « Intermarché – Axel Fermetures » dans une impasse. Parti à la faute, c'est depuis la dernière position que ce dernier devait cravacher pour remonter au quatrième rang de la finale, après avoir perdu plus de sept secondes dans l'opération. Positionné dans les échappements de la Ford Focus de Pascal Le Nouvel, Fabien échouait finalement au pied du podium.

« On sait depuis un moment que nous sommes rapides et que nous avons la voiture pour gagner des courses. Là, on a cruellement manqué de réussite. La voiture a été parfaite du début à la fin, on fait même le record du tour. Nous avons signer le meilleur temps des essais libres, du warm-up et nous remportons la troisième manche. Ce week-end, nous avons été véritablement efficaces mais la chance n'était pas avec nous. » explique Fabien avant de poursuivre :

« Avant la finale il a d'abord fallu que je me remette dans ma bulle après la victoire de mon frère. C’était un grand moment, j'étais super content pour lui bien évidemment, donc j'avais encore plus l'envie d'aller chercher la victoire. J'ai pris un bon départ, je me suis retrouvé à coté de Christophe Wilt et derrière Jérôme (Grosset-Janin). J'ai décidé de suivre Jérôme. J'étais à l’intérieur, sur le vibreur du premier virage, et tout le monde s'est un peu touché. Du coup Hervé (Knapick) s'est resserré rapidement pour venir prendre la corde. Lorsque j'ai freiné fort pour essayer d'éviter Hervé, c'est là que Philippe (Tollemer) m'a touché. Après ce début de course assez tendu il a fallu cravacher pour finir et je suis finalement assez vite revenu sur Philippe. Quand j'ai pris le tour joker j'ai vu que Pascal Le Nouvel était aussi dedans, donc je savais que ce serait compliqué d'aller chercher le podium. Je suis rapidement revenu dans ses rétroviseurs, mais il n'a pas fait d'erreur. Ce qui est frustrant, c'est qu'un week-end entier se joue sur un fait de course. Pour moi, partir à huit en finale, c'est trop. » conclut Fabien qui se verrait bien rééditer sa victoire mythique de 2011 au départ de la prochaine manche de Lohéac et de ses 45 000 spectateurs le mois prochain.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



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