Rallycross RX Team

Première mondiale pour Fabien Pailler

Après avoir démontré tout son talent la saison passée du côté de Lohéac, Fabien Pailler a profité de la seconde manche du championnat du Monde de Rallycross disputée sur le tracé britannique de Lydden Hill pour s'assurer d'un Top 12 qualificatif pour les phases finales. Une performance probante pour le pilote de la Peugeot 208 AXEL Fermetures avant de poursuivre sa campagne 2014 sur le front du championnat de France.

Certes, quatre départs depuis le couloir extérieur en autant de manche qualificatives furent loin d'être un avantage sur un tracé tel que celui de Lydden Hill. Un contexte peu évident que Fabien aura néanmoins maîtrisé à la perfection en parvenant à se qualifier parmi le Top 12 d'une catégorie SuperCar riche de 38 véhicules.

« On a prouvé ce week-end qu'on pouvait être dans le coup. Notre présence à Lydden Hill était justifiée par notre envie de constater l'étendue du travail qu'il nous reste à faire. Nous avons appris beaucoup de choses à Lydden. D'habitude, c'est un circuit sur lequel nous avons du mal à régler nos voitures. Mais cette fois, nous avons réussi à progresser sur de nombreux plans, à commencer par celui du châssis. Au fur et à mesure du meeting, nous avons commencé à obtenir un très bon équilibre avec la voiture » souligne le vice-champion de France 2013 qui, après Lohéac l'an passé, est parvenu à signer une seconde qualification pour les phases finales en autant de courses disputées en RallycrossRX.

« Ce n'est jamais évident de rouler sur une piste telle que Lydden que je ne connaissais absolument pas. De plus, nous devions garder à l'esprit que notre priorité demeure le championnat de France et qu'avec la troisième manche de Châteauroux le week-end suivant, notre marge de manœuvre était tout de même très réduite. Bien sûr, avec un peu plus de réussite sur les départs et un couloir plus favorable, la donne aurait pu être différente en qualifications, mais je ressors satisfait de cette qualification pour les demi-finales au milieu d'une liste de 38 voitures. A force de partir dans le trafic, les cailloux projetés sur la voiture ont progressivement contribué à déformer notre échangeur, et notre puissance moteur s'en est ressentie, ce qui ne pardonne pas sur un circuit de Lydden Hill où les SuperCars sont constamment à pleine charge. Malgré tout, j'ai su me montrer régulier en évitant les accrochages et en assurant tout de même un Top 12 en dépit d'une courbe de puissance moins véloce qu'en début de meeting. »

Hélas, si Fabien Pailler ne manquait pas de s'aligner sur la grille de départ des demi-finales avec l'intention de jouer sa carte à fond, une pierre venue sectionner un flexible de frein allait rapidement contraindre le pilote INTERMARCHÉ Carburant PRO / AXEL Fermetures à devoir stopper son effort dès le second tour.

« C'est bien sûr une déception, mais je ne pouvais pas rouler sur un circuit comme Lydden Hill sans freins quand on sait les vitesses qui sont atteintes ici. On a accumulé énormément d'expérience en terme de réglages châssis ici et cela se révélera assurément utile pour le reste de la saison. Nous avons pu tester différentes choses et nous savons désormais ce qu'il nous reste à faire, qu'il s'agisse du court ou du long-terme. Nous avons vu que notre Peugeot 208 était efficace avec les évolutions que nous avons apportées cet hiver sur cette nouvelle voiture en termes d'amortisseurs. »

De retour à la compétition, Jean-Luc Pailler évoluait quant à lui au volant de la seconde Peugeot 208 de la structure Pailler Compétition. Et contrairement à la voiture développée pour Fabien cet hiver, la seconde monture alignée par le multiple champion de France a connu quelques difficultés.

« Cette Peugeot 208 a été développée pour le championnat de France exclusivement et il semble que les tracés du championnat du Monde soient un peu trop vigoureux par rapport aux circuits tricolores. Nous étions beaucoup trop durs en amortisseurs, et les ornières creusées par le passage des véhicules dans la partie terre étaient trop importants pour être en mesure d'attaquer. Avec notre retour au championnat de France dès le week-end prochain, il n'était pas question de prendre le moindre risque. Même si je suis déçu de ne pas avoir pu véritablement montrer ce dont nous étions capables avec la seconde voiture, nous savons désormais dans quelle direction aller pour être performant sur le front du championnat du Monde. L'expérience accumulée sur cette course est très enrichissante pour l'avenir mais il est clair que pour être en mesure de lutter au plus haut-niveau, nous aurons également besoin de franchir un pallier supplémentaire sur le plan de nos budgets » souligne Jean-Luc Pailler, qui reprendra sa casquette de team-manager dès le 31 mai pour la troisième manche du championnat de France qui se tiendra sur le circuit de Châteauroux.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



Télécharger le communiqué…