Rallycross RX Team

Une sacrée remontée !

Une bonne entrée en matière

Tout juste de retour de la manche européenne de Lydden-Hill, la structure « Pailler Compétition » mettait le week-end dernier, le cap sur Essay pour le coup d'envoi du championnat de France de Rallycross. Un timing serré qui n'a pas empêché Fabien et Jonathan Pailler de s'illustrer, puisque les deux pilotes « Intermarché – Axel Fermetures » se sont immiscés parmi le Top 5 de leurs catégories respectives, le tout, sous une météo perturbée.

Six mois après s'être imposé sur le tracé de Dreux pour la dernière épreuve du calendrier 2011, Fabien Pailler retrouvait toutes ses sensations dès l'ouverture du meeting. Sur une Peugeot 207 qui devrait bénéficier de nouvelles évolutions moteur d'ici la manche de Dreux, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » se montre dans le rythme dès les essais chronométrés, en prenant la seconde place, à seulement 0,2 s du temps de référence.

Si cette performance reste à souligner, elle ouvre surtout les portes à Fabien de la Super-Pôle. Grande nouveauté de cette saison 2012, la SuperPôle autorise désormais les cinq pilotes les plus performants des essais chronométrés à s'affronter, sur un seul tour face au chronomètre. Avec respectivement, trois, deux puis un point à attribuer aux trois meilleurs temps, Fabien n'a pas droit à l'erreur. Un piège dans lequel ne tombera pas ce dernier, claquant de nouveau un temps parmi les trois premiers de la catégorie Supercars.

Dans le rythme

De son côté, Jonathan Pailler ne perdait pas de temps non plus. Engagé sur la totalité de la Coupe de France de Division 3 au volant d'une Peugeot 206 T3F alimentée par un moteur Nissan V6 de 400 chevaux, le pilote « Salaun Holidays » envoie un signal fort à la concurrence en enlevant directement son billet pour la Super-Pôle. Troisième temps des essais chronométrés, Jonathan héritait finalement de la quatrième performance.

Soit une entrée en matière idéale pour les deux pilotes « Pailler Compétition » qui ont réussi à se jouer, jusque-là, d'une piste torturée par les averses qui s'abattent par intermittence lors de la première journée. Si Jonathan Pailler parvient à éviter les gouttes au départ de la première manche qualificative en obtenant une place dans le Top 10, pour Fabien, les choses se compliquent lorsqu'une averse orageuse s'abat quelques minutes avant de prendre place sur la grille de départ.

« Je n'ai jamais eu de réussite sur ce circuit. On fait une erreur en première manche en mettant des pneumatiques que nous avions déjà utilisés pour les essais chronométrés au lieu de remettre des gommes plus efficaces pour ce genre de conditions. Nous avons fait le choix de partir avec des pneumatiques rodés pour les essais chronométrés et la Super-Pôle de manière à obtenir une surface de contact plus grande entre nos pneus et les parties asphaltes. L'orage qui a précédé la première manche a rendu la voiture inconduisible avec ces pneus. J'étais à la limite partout. Ensuite, j'ai eu un gros sous-virage alors que j'étais sur le 4e rapport. A ce moment, je n'avais plus que deux options : soit j'essayais de la rattraper avec le risque de percuter le rail, soit je la laissais partir en tête à queue. Il fallait prendre une décision rapidement. » précise Fabien qui perdait un temps précieux dans la manoeuvre.

Relever la tête

Heureusement, si les températures sont toujours aussi fraîches, c'est sous un ciel dégagé que débute la seconde journée de compétition. Rassuré par le potentiel de sa Peugeot 206, Jonathan Pailler prend peu à peu confiance au volant d'une voiture avec laquelle il effectue seulement ses premiers tours de roue. Ses temps s'améliorent au fur et à mesure du meeting, au point que celui-ci obtient sa qualification sur la pôle position de la Finale B, après deux dernières manches qualificatives conclues aux rangs 6 et 5.

« Je n'avais jamais fait de départ avec cette voiture, donc il m'a fallu un léger temps d'adaptation. J'avais quand même un peu d'appréhension au départ de la Finale B. Je me retrouvé avec Jack Brinet qui est quand même champion de France d'Autocross en plus de Moreton qui a également fait ses preuves par le passé. À Essay, réussir son départ est une donnée capitale pour réussir. Je n'ai pas pris le meilleur envol, mais avec le moteur dont je dispose, je suis parvenu à rattraper mon retard dans la ligne droite. Ensuite, il me suffisait de dérouler » explique Jonathan qui empochait aussitôt son ticket pour la Finale A de la Division 3.

À sens unique !

Pour Fabien, le parcours est à peu près similaire. Coincé lors de la seconde manche du Supercars derrière Jean-Claude Lemoine, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » revient in-extremis dans la course aux finales en enlevant la 4e meilleure performance de la manche 3. Un résultat qui lui vaut de s'élancer depuis la trajectoire extérieure de la première ligne de la Finale B. Auteur du meilleur envol, Fabien et sa Peugeot 207 « Salaün Holidays » ne tardaient pas à pointer en tête à l'abord de la première courbe. Une position que ce dernier ne lâchera plus et qui permettait à ce dernier d'accéder du même coup à la Finale A.

« Les pneumatiques étaient à température et le goudron plus abrasif sur la troisième ligne. J'ai très bien démarré au point de pouvoir me faufiler entre les pilotes qui occupaient la deuxième ligne de la grille. Gaétan (Sérazin, ndlr) m'a un peu touché par la suite. Ce n'est pas passé loin du rail, mais sans cela, je pense qu'il y avait moyen de ressortir en troisième position. »

Quatrième à l'arrivée, Fabien aura parfaitement réussi à inverser la tendance au cours de cette ultime confrontation du meeting, gagnant quatre positions au prix d'un départ parfaitement exécuté. Un chemin qu'avait également choisi d'emprunter Jonathan quelques minutes auparavant lors de la Finale A de Division 3. Parti lui aussi depuis la dernière ligne de la grille, l'intéressé terminait à la cinquième place du meeting après avoir buté, sept tours durant, sur la Nissan Micra de Laurent Jacquinet. Une bonne première sortie que Jonathan n'hésitait pas à attribuer aux qualités de sa Peugeot 206 « Intermarché – Axel Fermetures ».

« Cette voiture possède un énorme potentiel. Je ne reviens toujours pas de son efficacité. Elle se comporte aussi bien sur le mouillé que sur le sec, au point que il n'y a même pas eu besoin de toucher aux réglages quand la piste s'est asséchée. » conclut le pilote « Pailler Compétition »

Avec 12 points au compteur, Jonathan Pailler occupe désormais le cinquième rang de la Division 3, soit deux unités de plus que le champion sortant, Marc Morize. Quant à Fabien Pailler, son fabuleux retour dans le Top 5 lors de la Finale lui assure désormais la 4e place du championnat, à six points seulement du leader.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



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