Rallycross RX Team

Pour quelques détails…

Le week-end passé, Jean-Luc et Fabien Pailler étaient réunis sur le circuit de l'Ouest Parisien de Dreux pour les manches communes des championnats français et européens. Un sacré challenge que seront néanmoins parvenus à relever les pilotes de la structure « Pailler Compétition » en dépit de quelques aléas.

Après Lydden Hill en Angleterre, et Essay quinze jours auparavant, c'est à nouveau la pluie qui attendait les pilotes inscrits au départ de cette seconde manche franco-européenne de Rallycross. Dans un contexte européen très libéral concernant le choix des pneumatiques, il fallait avoir le nez creux pour choisir les gommes les plus efficaces, sur un tracé noyé par les averses à répétition du samedi.

Nouveau décor pour Jean-Luc Pailler

Pour Jean-Luc Pailler, cette manche de Dreux était avant-tout l'occasion de confirmer sa bonne entrée en matière de Lydden Hill, conclue par une qualification pour la Finale A. Mais cette fois, le pilote le plus titré de l'histoire du Rallycross français décidait de délaisser la Peugeot 207 utilisée en Angleterre pour prendre le volant de la troisième Peugeot 207 vue aux mains de François Duval la saison passée.

Un changement de dernière minute qui ne bouleversera pas les performances affichées par le pilote « Salaun Holidays », qui profitait des premiers essais libres pour prendre la mesure de sa monture. Après quelques dérives parfaitement maîtrisées, Jean-Luc s'emparait du 10e temps des essais chronométrés, juste derrière le nouveau leader de ce championnat d'Europe, et vainqueur de l'édition 2011 des ESPN Summer X-Games, le britannique Liam Doran.

Passé un temps d'adaptation nécessaire sur un tracé que le pilote de la Peugeot 207 « Intermarché Carburants Pro » découvrait pour la première fois dans sa nouvelle configuration européenne, ce dernier prenait néanmoins rapidement confiance. Et d'ailleurs, la bonne prestation de la seconde Peugeot 207 « Axel Fermetures » emmenée par Fabien Pailler avec un 3e temps lors de la dernière séance d'essai libre, ne pouvait que renforcer la sérénité des membres de la structure « Pailler Compétition ».

Aux portes du Top 5

Septième temps des essais chronométrés, Fabien se permettait même de placer le norvégien Mats Lysen, tout comme le leader du championnat de France, Jérôme Grosset-Janin, dans ses échappements. Une position qui renvoyait les deux pilotes « Pailler Compétition » au départ de la même série lors de la première manche qualificative.

Si Jean-Luc Pailler s'assurait d'un excellent départ depuis la trajectoire extérieure, Fabien Pailler manquait son envol. Septième temps de la première journée malgré sa mésaventure du départ, Fabien entamait parfaitement son meeting, tandis que Jean-Luc suivait patiemment depuis sa neuvième place.

« On a tout de suite vu qu'on était dans le coup avec le septième temps des essais chronométrés. Avant la première manche, on a peut-être été un peu trop joueur avec le régime moteur. On avait jamais calé au départ dans cette configuration moteur, mais là, je crois que l'on a trouvé les limites ! Malgré ce départ manqué et une crevaison en fin de manche, on réalise tout de même le septième temps. » souligne Fabien, qui arbore cette saison les couleurs d'Intermarché Carburants Pro et d'Axel Fermetures.

Au matin de la seconde journée, c'est une piste portant encore les stigmates des averses de la veille que les pilotes retrouvent. Si le vent semble cette fois avoir remplacé les gouttes, les nuages menaçants livrent, par intermittence, quelques restes de la veille. Difficile d'y voir clair quant à l'évolution des conditions de piste, et des choix de pneumatiques qui en découlent, dans un contexte aussi difficile.

Bis repetita

Comme en première manche qualificative la veille, Fabien et Jean-Luc se retrouvaient à nouveau au départ de la même série dimanche matin. Auteur d'un départ parfait depuis l'extérieur, Jean-Luc Pailler s'emparait des commandes de la course. Mais alors que le pilote « Salaun Holidays » imprimait un rythme soutenu, une crevaison à l'amorce du troisième tour mettait un terme aux espoirs de Jean-Luc.

« Cette crevaison en seconde manche qualificative me coûte certainement une Finale A. Il y avait des arêtes vives à l'intérieur des vibreurs qui contribuaient à désolidariser le pneumatique de la jante, et la même mésaventure m'est arrivée lors de la Finale C alors que j'avais effectué un super départ. » souligne Jean-Luc.

Pour Fabien, le pilote « Intermarché – Axel Fermetures » héritait quant à lui de la 16e performance de la matinée.

« Tout s'est gâté lors de la seconde manche. Au fur et à mesure des passages, la piste régressait en terme de rapidité. Le fait de partir dans la dernière série de la matinée ne nous a pas permis de faire mieux qu'un modeste 16e temps. » analyse Fabien, qui allait parfaitement se reprendre au départ de la troisième manche qualificative comme nous l'explique l'intéressé : « La troisième manche s'est mieux passée. J'ai eu un départ compliqué, mais je parviens à doubler Guttorm Lindefjell et Andy Scott dans le tour joker. Grâce à un bon choix de pneumatiques effectué dans les dernières minutes avant le départ, on hérite d'un 5e temps qui nous place en pôle position de la Finale B. » nous explique le pilote « Pailler Compétition ».

Ça se complique !

Hélas, pour Jean-Luc, les choses se compliquent. Suite à une durite d'eau débranchée après un contact venu de l'arrière lors du départ, le pilote « Salaun Holidays » doit se contenter d'un 19e temps bien éloigné de ses prétentions. Au final, c'est depuis la Finale C que ce dernier devait s'élancer, avant qu'une nouvelle crevaison ne mette un terme définitif au meeting de Jean-Luc. Dommage pour le multiple champion de France qui pouvait encore espérer obtenir un ticket qualificatif pour la finale B.

« La voiture marche fort. On est arrivé à trouver un très bon compromis. Je n'avais pas beaucoup roulé depuis que nous avons apporté quelques modifications sur les ponts et la barre stabilisatrice. Je me suis un petit peu cherché le samedi lors des essais. Je me suis rapidement senti en confiance ce qui m'a permis de me lâcher par la suite. Malheureusement, les crevaisons à répétition gâchent un petit peu la conclusion de mon week-end » insiste Jean-Luc.

Un départ mouvementé

Jean-Luc Pailler recalé en finale C après une crevaison, ne restait plus que Fabien pour tenter de décrocher une qualification pour la finale A. Installé sur la pole position de la Finale B, le pilote « Axel Fermetures - Intermarché » devait composer avec un peloton pour le moins impatient d'en découdre. Parmi celui-ci, on retrouvait surtout le pilote US Tanner Foust et Timur Timerzyanov, respectivement deuxième et troisième du championnat d'Europe de Rallycross 2011.

« Le départ de la Finale B ne s'est pas très bien déroulé. Après coup, on s'est rendu compte que nous avions une fuite au niveau de l'échangeur qui nous faisait perdre de la puissance. Ce n'est donc pas un hasard si je me suis complètement fais déposé à l’extinction des feux. Ensuite, il y a eu tellement de contacts au premier virage, qu'une biellette de direction a été endommagé dans l'opération. Dans ces conditions, il était difficile de conserver sa position et je ne suis pas malheureux de terminer à la 5e place de la finale B. Au final, je prends les points de la 4e place au classement du championnat de France de Rallycross. C'est un petit peu décevant, car nous avions les moyens de faire mieux avec le niveau de performance que nous avions tout au long du week-end. D'un autre côté, on sait bien que sur un circuit aussi typé que celui de Dreux et avec plus de trente voitures au départ, on reste dépendants des faits de course. » conclut Fabien Pailler, qui devra désormais patienter jusqu'aux 12 et 13 mai prochains avant de reprendre le volant pour la troisième manche du championnat de France de Rallycross, disputée au beau milieu du vignoble bordelais, sur le circuit de Faleyras.

Un invité de marque

Déjà apparu à de nombreuses reprises sous les couleurs de la structure « Pailler Compétition », Nabil Karam est revenu se faire plaisir au volant de la Peugeot 207 étrennée par Jean-Luc Pailler en Angleterre. Une occasion que n'a pas manqué le pilote libanais au palmarès sportif largement garni, pour obtenir une encourageante 22e place au milieu des meilleurs spécialistes continentaux de la discipline. Nul doute que nous ne tarderons pas à revoir Nabil sur les circuits cette saison.

Auteur : Nicolas DUBERNARD



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